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Santé naturelle, beauté, bien-être
Flore vaginale et toilette intime

Toilette intime : comment prendre soin de sa flore ? 

L'ennemi numéro 1 : le tabou autour de la sexualité féminine 

Formatées par de (trop) longues décennies de tabou, de nombreuses femmes ignorent encore comment fonctionne leur corps. Problème : à ne pas se connaître, on en arrive à commettre des erreurs dramatiques pour notre santé, surtout lorsque la société continue à émettre des idées fausses et culpabilisantes. Aujourd'hui les mœurs évoluent et si l'on ne parle heureusement plus de sexe faible, il reste encore pas mal de travail pour permettre aux femmes de se sentir fière de leur corps et de leur anatomie. Dans cet article, nous allons vous donner quelques clés pour mieux comprendre votre flore vaginale, connaître son rôle et mettre toutes les chances de votre côté pour préserver son fragile équilibre

Le vagin et ses variations 

Les 3 grandes ères du vagin

La femme possède un organe extraordinaire et complexe : le vagin. Cet organe sexuel a un rôle principal : accueillir le sexe de l'homme lors de l'accouplement et offrir une voie naturelle de sortie pour le bébé à sa naissance.
Cavité abritant seulement quelques germes chez la petite fille, le vagin va véritablement "s'activer" chez la femme féconde en abritant un microbiote spécifique. Après la ménopause, le vagin retrouve à peu près la vie qu'il menait avant la puberté. Mais qu'entendons-nous par un vagin qui "s'active" ? 

La puberté, ou naissance du microbiote vaginale 

A la puberté, les règles apparaissent. Sous l'influence des œstrogènes, une vie bactérienne va s'installer sur les parois vaginales et modifier l'acidité du vagin. D'un pH neutre, situé aux alentours de 7 avant les premières règles, l'acidité du vagin va augmenter pour atteindre un pH entre 3,8 et 4,5. Enfin, après la ménopause, le pH vaginal va de nouveau se basifier.

Il est important de comprendre l'importance du pH vaginal car il s'agit de la base sur laquelle repose la bonne santé intime. C'est en effet le microbiote vaginal qui va maintenir cette acidité en recouvrant les muqueuses d'un biofilm protecteur. Ce biofilm protège l'organisme des agents pathogènes, responsables d'infections. Pour défendre le vagin, ce sont environ 300 espèces qui travaillent ensemble au maintien d'un pH idéal, dont principalement des lactobacilles, également nommées bacilles de Döderlein, du nom du gynécologue qui les a découvertes. Ces bactéries effectuent le « ménage » en se nourrissant des cellules mortes. Les différentes formes de bacilles présentes dans le vagin sont nombreuses : L. acidophilus vaginalis, L. brevis, L. casei, L. cellobiosus, L. delbrueckii, L. fermentum, L. jensenii, L. leichmanii, L. plantarum, L. salivarius 1.

Sans la flore vaginale, l'équilibre du vagin est menacé et cet écosystème intime est alors exposé à la menace d'une infection virale, bactérienne ou mycosique. À la ménopause, le microbiote vaginal se fait plus rare, le pH augmente et le vagin de la femme ménopausée n'abrite plus que les germes qu étaient présents à son jeune âge. La femme ménopausée doit donc être plus vigilante à sa toilette intime car elle ne possède plus cette protection naturelle. Cette modification aura également un effet sur l'hydratation des muqueuses et explique les soucis de sécheresse rencontrés chez les femmes ménopausées. 

PH vaginal : comprendre les variations et risques d'infections

Pour prendre soin de votre flore vaginale et son fragile équilibre, apprenez à connaître les raisons qui peuvent faire varier le pH vaginal et ouvrir la voie aux infections et mycoses :
  • une toilette intime effectuée avec un gel douche ou un savon trop agressif ou de manière trop répétée,
  • la prise d'antibiotiques, de certains médicaments ou pilules contraceptives,
  • des sécrétions vaginales ou cervicales plus importantes qu'habituellement,
  • le sang des règles contenu trop longtemps dans le vagin par un tampon ou une coupe menstruelle.
  • les rapports sexuels,
  • la grossesse, la période post-partum et la ménopause.

Préserver la santé de son intimité

Le vagin, un organe débrouillard et auto-nettoyant 

Retenez bien cette première condition pour un vagin en bonne santé : laissez-le tranquille ! Le vagin n'est jamais sale. Il possède son propre système de nettoyage et si l'on ne vient pas interférer dans son fonctionnement, il se débrouille tout seul pour éliminer cellules mortes et impuretés. Plus vous compliquerez la vie de vos organes génitaux, plus vous les exposerez aux infections.

La plupart des (sur)précautions pour l'hygiène intime sont en réalité de fausses bonne idées et ont des conséquences inverses aux attentes. 

Soyez fière de vos poils 

La première erreur, c'est de s’évertuer à faire la guerre aux poils pubiens car ils forment en réalité un rempart efficace aux microbes. Influencées par un effet de mode sans fondement, les femmes qui s'épilent totalement exposent davantage leur vagin aux risques d'infections. Du point de vue des médecins, l'épilation intégrale est une hérésie et les gynécologues le déconseillent fortement à leurs patientes. Donc premier conseil : que vous délimitiez les contours de votre toison intime pour enfiler le maillot de bain, d'accord ; pour le reste, faites confiance à la nature !  

Odeurs : limitez la transpiration 

Certaines femmes expriment une forme de gênes vis à vis d'éventuelles odeurs. Ce complexe a malheureusement été renforcé par les discours marketing des marques de déodorants et lingettes intimes qui ont inventé le concept un peu vague d'une intimité « fraîche ». Les organes génitaux n'ont pas vocation à être parfumés. Ce n'est ni utile ni souhaitable. En l'absence d'une infection, qui pourrait provoquer des odeurs vous alarmant sur votre état de santé, les organes génitaux de la femme ne dégagent pas d'odeurs et encore moins d'odeurs « honteuses ».

Si vous sentez une légère odeur, cela est peut-être simplement dû à la sueur. Quelques astuces simples vous aideront à réguler la transpiration comme le port de vêtements et sous-vêtements en coton pas ou peu serrés pour laisser votre intimité respirer et permettre l'évacuation de la sueur. En évitant ainsi la macération, vous écarterez le risque d'odeurs et offrirez aussi un milieu plus sain à votre intimité.

Si c'est l'odeur de vos règles qui vous dérange, c'est que vos protections ne sont pas adaptées ou mal utilisées. Toute les serviettes hygiéniques n'ont pas la même capacité d'absorption. Utilisez des serviettes adaptées à votre flux et surtout, changez-les régulièrement, toutes les 4 à 6 heures. Meilleures pour votre santé, les serviettes hygiéniques bio en coton sont plus respirantes. Les tampons, qui retiennent le sang à l'intérieur du vagin, évitent les odeurs. Mais attention, il est fortement déconseillé de porter des tampons trop longtemps et encore moins toute une nuit. Alternez avec une protection extérieure pour évacuer le sang de vos règles. Enfin, si la nouveauté ne vous fait pas peur, franchissez le cap de la cup ! La coupe menstruelle, en silicone médical, s'insère dans le vagin à la manière d'un tampon. Fiable et s'adaptant parfaitement à la morphologie de la femme qui l'utilise, la coupe menstruelle vous assure une protection ultra discrète et garantie sans odeurs pendant 6 heures. En dehors des règles, ne portez pas de protège-slip. Les grandes marques qui ont lancé le concept de protections parfumées ont tout faux : les parfums et autres substances inutiles contenues dans les serviettes et protège-slips parfumés peuvent provoquer des cystites si vous en portez tous les jours. En plus, ils réduisent l'efficacité du fond de culotte qui est pourtant étudié pour permettre une bonne aération. 

Oubliez la douche vaginale 

Pratique que l'on espère voir disparaître, la douche vaginale effectuée à l'aide d'une poire ou au jet de douche menace sérieusement l'équilibre du pH vaginal. Au risque de nous répéter : il est inutile voie néfaste de laver son vagin. Un nettoyage intérieur va détruire la flore vaginale. D'ailleurs, beaucoup de mycoses ne sont pas dues à un manque d'hygiène mais plutôt à un excès de toilette intime. 

Toilette intime : les bons gestes 

Si l'on doit s'interdire de toucher à l'intérieur, il est recommandé de laver les organes génitaux extérieurs, mais pas n'importe comment.
Pour tout ce qui se situe entre les grandes lèvres (petites lèvres, vulve, partie extérieure du clitoris et sortie de l'urètre), la toilette se fera en douceur avec les mains. Évitez l'usage du gant, de l'éponge ou de la fleur de douche car ce sont des nids à germes et bactéries pathogènes et le contact avec la peau risque d'irriter la peau fragile des organes génitaux.

Le pH de la vulve se situe autour de 4,8 pour les muqueuses et 8 pour la peau de la région péri-anale. La plupart des soins lavants classiques conviennent également pour les soins intimes à condition de ne pas les utiliser plus de deux fois par jour et de ne pas insister outre mesure et donc inutilement sur les parties intimes. En cas de déséquilibre de la flore vaginale ou si vous menez des activités (travail, sport) qui vous obligent à vous laver plus de deux fois par jour, il peut être judicieux d'opter pour un soin lavant intime qui respecte le pH vaginal. Ces soins, spécifiquement élaborés pour l'hygiène intime de la femme, participent au maintien ou au retour du milieu acide idéal pour le vagin. Ils pourront soulager les démangeaisons, irritations ou problèmes de sécheresse de la zone vulvaire. Enfin, si vous souffrez de mycoses vaginales, votre gynécologue pourra vous conseiller d'utiliser un soin intime en accompagnement du traitement anti-fongique pour éviter les risques de grattage et de lésions. En revanche, il est déconseillé, et de toute façon inutile, d'utiliser des soins anti-fongiques en prévention. Demandez toujours l'avis de votre gynécologue.

Vous l'aurez compris, la nature est bien faite et notre corps vit harmonieusement avec son microbiote, qu'il s'agisse du biofilm de la peau, de la flore buccale, de la vie bactérienne de nos intestins ou encore au coeur de notre système reproductif. Vouloir intervenir trop souvent par peur ne pas avoir une hygiène suffisante, c'est briser une organisation naturelle très efficace et provoquer ce que l'on pensait combattre : le risque d'infection. En respectant les bactéries amies, c'est votre organisme et donc votre santé que vous protégez.

Date de mise à jour : lundi 17 juin 2019 par Vitalya