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Santé naturelle, beauté, bien-être

Maladies de la peau : comment gérer l'impact psychologique ?

Les maladies cutanées touchent 16 millions de Français de plus de 15 ans, soit un tiers de la population adulte française. Si l'on parle souvent du lien de cause à effet entre stress et problèmes cutanés, on décrit souvent le stress comme étant la cause des maladies de peau. C'est vrai, mais le cas inverse existe et nécessite une prise de conscience chez les professionnels de santé et plus largement, auprès du grand public. Même l'acné, dont la fréquence augmente mystérieusement chez l'adulte depuis 10 ans, peut engendrer des angoisses et du mal-être, poussant jusqu'à l'absentéisme scolaire et professionnel.

Objectifs Peau, l'étude qui se met dans la peau des Français

En 2018, la Société Française de Dermatologie (SDF) a lancé un cri d'alerte pour que la santé publique ne mette plus de côté des maladies reconnues comme affectant la qualité de vie. Pour soutenir son combat, la SDF a mené une étude épidémiologique nationale de grande envergure "Objectifs Peau". Menée en 2016 avec l'aide de partenaires, l'étude a évalué la prévalence des maladies de peau, mais surtout leur impact psychologique, sociétal et économique ainsi que leur répercussion sur la vie professionnelle et les loisirs des personnes atteintes. Cette étude s'est plongée dans le quotidien des malades : leurs ressentis, la prise en charge médicale, leur parcours de soin... Ce sont 40 000 personnes qui ont été ainsi interrogées entre le 21 septembre et le 3 novembre 2016, dont 50% de malades de plus de 15 ans (les autres personnes interrogées étant les conjoints de malades et les enfants de moins de 15 ans). 80% des personnes interrogées ont indiqué souffrir simultanément de deux maladies de peau parmi lesquelles on retrouve l'acné, l'eczéma ou dermatite atopique, le psoriasis, l'herpès, les allergies solaires...

Maladies de peau : un fardeau psychologique sous-estimé

Parce qu'elles n'engagent pas toujours le pronostic vital, les maladies de peau sont les oubliées de la santé publique. Pourtant, elles ont toutes ce point commun : elles sont visibles. Qu'elles se situent sur une partie découverte du corps (visage, mains, bras, jambes) ou qu'elles soient moins visibles (zones couvertes par les vêtements ou parties génitales), les affections cutanées affectent la qualité de vie des personnes atteintes. A l'extérieur, l'aspect d'une maladie de peau peut générer l'exclusion par rejet, dégoût mais surtout méconnaissance de la maladie de la part des autres. Trop de personnes craignent à tort la contagion et préfèrent alors l'évitement. En privé, c'est la vie sentimentale et sexuelle de l'individu qui est mise à mal. Les conjoints sont nombreux à avouer que l'aspect de la peau de leur partenaire provoque chez eux une baisse de la libido. Se sentant moins désiré, le malade voit son estime de soi diminuer et sa vie sexuelle fortement affectée.

Devant déjà supporter les douleurs,le prurit et les complications comme la macération et l'infection, les patients se trouvent très souvent écrasés par le fardeau de l'exclusion sociale. Stéphane Héas, sociologue, déclare : "Parce qu'elles sont visibles, les maladies de peau sont parmi les plus stigmatisantes qui soient. Il n'est pas si rare qu'un patient atteint d'une maladie de peau chronique invalidante envisage le suicide. Parce que, tout simplement, le regard des autres, ajouté aux souffrances dans sa chair, aux lourdeurs des traitements, est au-delà du supportable. Alors que la réalité, c'est que les maladies de peau ne sont pas contagieuses dans l'immense majorité des cas."

Eczéma : des frais de reste à charge importants

"Les jeunes adultes qui sont atteints [d'eczéma atopique ou de dermatite atopique] se trouvent trop souvent en souffrance psychologique et sociétale, à une période de l'existence où ils sont en pleine construction de leur vie sociale et familiale" affirme Stéphanie Merhand, Responsable de l'association française de l'eczéma.

Selon l'étude eclA (eczéma cohorte longitudianle Adulte), les personnes atteintes d'eczéma ou dermatite atopique dénoncent également un impact financier, incarné par le reste à charge. Il s'agit des dépenses liées à la maladie et très rarement prises en charge (seulement 21,1% des personnes interrogées sont totalement remboursées) car considérées comme des solutions de confort. Concrètement, ce sont des achats de vêtements sélectionnés pour leur qualité de tissu mais surtout de soins cosmétiques émollients. Ces dépenses s'élèvent à 197,60 € par an pour les dermatites atopiques modérées et à 489,80 € par an pour les dermatites atopiques sévères. À cela s'ajoute, pour 85% des sujets interrogés, des dépenses pour des produits d'hygiène pour peaux atopiques disponibles uniquement en pharmacie et parapharmacie comme les huiles lavantes relipidantes et/ou apaisantes ou les gels lavants intimes. Il s'agit de dépenses supplémentaires allant de 63 € à 103 € par an.

L'impact psychologique des maladies de peau : nos conseils

Des efforts et progrès attendus en dermatologie

En 2018, la SDF a publié son Livre Blanc : les Défis de la Dermatologie en France. Le premier défi de ce livre insiste sur la nécessité de faire prendre conscience au grand public, aux instances françaises et aux décideurs, de la prévalence et de l'impact des maladies de peau, dont l'impact financier et psychologique.

Frais cosmétiques : les économies possibles

L'achat de soins émollients représente une charge plus ou moins importante pour les malades. Pour choisir la bonne crème ou le baume émollient qui vous aidera à retrouver un véritable confort cutané, ne lésinez pas sur la qualité. Oubliez les produits bon marché, vous ferez de fausses économies car ils ne seront pas aussi efficaces que les produits recommandés par les dermatologues et peuvent même faire empirer l'état de votre peau sensible. A-Derma et son Avoine Rhealba® ou les eaux thermales de La Roche-Posay et Uriage offrent des gammes spécifiques pour peaux atopiques et proposent des formats économiques de 400 ml. Si vous souhaitez utiliser un hydratant 100% naturel, optez pour le cérat Eczebio d'Oemine. Sa formule ultra douce convient même aux tout petits. Pour accompagner vos soins, sélectionnez des huiles de douches et des shampooings adaptés, pour ne pas contre-carrer les effets de vos soins hydratants. Là encore, oubliez les gels douches de supermarché dont certains ingrédients risquent d'agresser votre peau fragile. Pour maîtriser votre budget, soyez à l'affût des bonnes affaires. Les laboratoires sortent régulièrement des offres défiant toute concurrence : formats économiques, lots de 2, produits offerts... Si vous constatez qu'une marque est présente en publicité magazine, radio, tv... il y a fort à parier qu'une sélection de ses produits soit en promotion sur la période de sa campagne publicitaire.

Mettre fin au cercle vicieux du stress

Comme nous l'évoquions, santé psychologique et santé de la peau sont étroitement liées. La peau est un organe plus complexe qu'il n'y paraît et les impacts stress/peau sont réciproques. Si une maladie de la peau peut survenir ou se réveiller à la suite d'un stress important, le caractère "affichant" de la maladie de la peau génère à son tour du stress. Vous plongez alors dans un cercle vicieux qui mine votre moral peu à peu. Les dermatologues prennent en charge la partie visible de la peau, mais l'impact psychologique n'est encore pas suffisamment pris en compte.

Les coups de pouce alimentaires

Il existe des solutions pour éviter de voir la situation empirer. Parfois, un coup de pouce alimentaire peut vous aider à surmonter votre stress et freiner l'apparition ou le développement de votre maladie. Faciles à utiliser et assurant un dosage maîtrisé, les complexes de magnésium enrichis en vitamines B sont couramment recommandés en cure. Ils réduisent la fatigue liée au stress et au surmenage et vous permettent de retrouver un certain équilibre émotionnel. Pour les états anxieux et les troubles du sommeil liés au stress, on associe souvent deux plantes bien connues de la pharmacopée : la rhodiola et le griffonia. Traditionnellement utilisées pour réduire les états dépressifs, ces plantes font l'objet de nombreuses études. Le griffonia représente d'ailleurs une alternative phyto et naturelle aux anti-dépresseurs grâce à son acide aminé, le 5-HTP. Vous savez que votre peau va réagir suite à un événement préoccupant, stressant ou angoissant ? Vos problèmes de peau vous empêchent de vivre normalement et vous affectent psychologiquement ? Vous vous rendez compte que votre maladie évolue conjointement à la montée du stress ? Prenez les devants et armez-vous contre le stress et la dépression pour empêcher votre cerveau de jouer des mauvais tours à votre peau.

Changez le regard des autres

Enfin, ne vous enfermez pas dans une spirale négative. Entourez-vous de proches et de professionnels compréhensifs et attentifs à votre désarroi. Parlez-en autour de vous et faites connaître votre maladie, car c'est avant tout le regard des autres qui doit changer. La plupart des maladies de peau ne sont pas contagieuses. Pourtant, vous faites face à la répulsion et au dégoût. C'est l'une des clefs de votre bien-être : combattre l'ignorance et gagner la compréhension des autres.

Date de mise à jour : lundi 21 octobre 2019 par Alexandre Autrou