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Santé naturelle, beauté, bien-être

6 choses à savoir sur les compléments alimentaires

6 choses à savoir sur les compléments alimentaires
Photo © Brandless sur Unsplash

Idées reçues, contre-vérités, légendes urbaines, croyances traditionnelles… on trouve de tout sur Internet ! En s’appuyant sur des sources de confiance, Vitalya vous aide à faire le tri dans ce trop-plein d’informations pour que la prise d’un complément alimentaire ne soit pas un acte de foi !

1 – Ce ne sont pas des médicaments

Atropine, morphine, digoxine… ont toutes une origine végétale. Alors, quand on sait que des ingrédients naturels sont à l'origine de certains traitements et qu'encore aujourd'hui bon nombre de médicaments en contiennent, il n’est pas étonnant que certains fassent l’amalgame. Mais rappelons que les gélules de plantes, les capsules d'huile de poissons et les comprimés de vitamines n’ont « que » le statut de denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal pour obtenir un effet nutritionnel ou physiologique.

Si vous avez une pathologie, il faut consulter un médecin. Les compléments alimentaires n’ont pas vocation à guérir quoi que ce soit ! Ils sont plutôt destinés à « huiler la machine », c’est-à-dire à assurer que votre organisme ne manque de rien et qu’il ait à disposition tous les nutriments essentiels qui vont lui permettre d’assurer son bon fonctionnement. Cela permettra peut-être de prévenir un déséquilibre et donc certains maux, de freiner l’évolution d’autres maux, d’apporter du confort parfois, un effet placebo d’autres fois...

2 – Ce ne sont pas des bonbons

Leur utilisation n’est pas sans risque non plus… alors ne tombez pas dans l’excès inverse en gobant les gélules de plantes et autres substances naturelles comme des bonbons, sans y réfléchir à 2 fois.

A la portée de tous, les compléments alimentaires ne jouissent pas du même encadrement que les médicaments. Ces derniers sont soumis à prescription et, à ce titre, leur délivrance est accompagnée d’un suivi médical personnalisé, d’une posologie adaptée, bref, d’une bonne dose de bon sens et de connaissance médicale. C’est cet accompagnement qui fait souvent défaut et qui cause le plus grand tort aux compléments alimentaires. D’autant que les laboratoires les fabriquant peuvent se montrer avares en conseils et en précautions d’emploi. La notice se résume souvent à quelques lignes sur la boîte. Alors prenez le temps de les lire et n’hésitez pas à vous renseigner un peu plus sur les actifs composant le complément alimentaire auprès d’un professionnel de santé.

Quelques règles du bon usage des compléments alimentaires

- Si vous êtes sous traitement médical, n'entamez pas de cure sans en avoir parlé au médecin qui vous le prescrit. Il connaît vos antécédents, votre état général et sait évaluer le risque d’interactions. Les traitements où l’on rencontre le plus de risques d'interaction sont ceux ciblant le système nerveux central ou le système nerveux cardio-vasculaire, car leurs principes actifs sont sensibles et peuvent être altérés, entraînant une modification de leur efficacité. Mais c’est loin d’être le seul cas de figure. Par exemple, les personnes sous anticoagulants ne doivent pas prendre d’ail car ce dernier fluidifie aussi le sang.

- Si vous avez des antécédents, renseignez-vous sur les contre-indications auprès de votre pharmacien ou de votre médecin. Par exemple, si vous avez des antécédents personnels ou familiaux de cancers hormono-dépendants, vous ne devez pas prendre de phytœstrogènes, comme le houblon, le lin, la sauge, le trèfle rouge et le soja, ni de produits à base d’actée à grappes noires (aussi appelée cohosh noir). En cas de leucémie ou de maladie auto-immune, fuyez l’échinacée. Si vous êtes diabétique, évitez le murier blanc qui peut avoir un effet hypoglycémiant. Le curcuma est, quant à lui, contre-indiqué en cas d'occlusion des voies biliaires.

- Respectez les modalités d’emploi écrites sur la boîte. Ne doublez pas les doses pour espérer accélérer l’efficacité du produit. Et respectez la durée de supplémentation. Certains compléments se prennent sur le long terme, mais il faut tout de même observer des pauses régulières pour que votre corps ait le temps de s’ajuster, d’assimiler et d’utiliser au mieux les micronutriments et autres ingrédients qui lui ont été apportés. Il ne faut pas qu’il prenne l’habitude d’être supplémenté.

- Ne jouez pas à l’apprenti sorcier en prenant plusieurs compléments en même temps. En effet, certains ingrédients peuvent avoir un effet cumulatif voire démultiplicateur si on les associe.

3 – Ce n’est pas une panacée universelle

La prise d’un complément alimentaire doit être adaptée aux besoins, à la sensibilité et à l’état de santé de chacun. Ce qui vous convient ne va pas nécessairement convenir à votre mari, à votre fille ou à votre sœur.

4 – Ils peuvent provoquer des effets indésirables

Qui dit naturel ne dit pas exempt de toxicité. Celui qui n’a jamais ramassé de champignons ou de baies sauvages pourrait en douter, mais nous nous contenterons juste de lui rappeler l’efficacité redoutable de certaines plantes comme la belladone, la ciguë, l'aconit napel… Sans forcément vous mener à une issue fatale, bon nombre de plantes sont à manier avec beaucoup de précautions.

D’ailleurs, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (l’Anses) veille. Depuis 2009, elle a mis en place un dispositif de « nutrivigilance » qui se veut le pendant de la pharmacovigilance pour les médicaments. Son objectif est de surveiller la sécurité des compléments alimentaires « dans leurs conditions réelles d’utilisation ». Elle recense et évalue ainsi les effets indésirables pouvant être reliés à leur consommation.

L’Anses reçoit ainsi bon nombre de signalements sur toutes sortes d’ingrédients : levure de riz rouge, écorce d’orange amère, mélatonine, extrait de pépins de pamplemousse… et émet des recommandations.

Récemment, l’Anses s’est autosaisie de l’évaluation des risques liés à la consommation des compléments à visée articulaire contenant de la glucosamine et/ou de la chondroïtine sulfate suite à des déclarations de troubles digestifs, de douleurs abdominales, d’éruptions cutanées, de démangeaisons, d’hépatites ou de purpuras.

Rappelons que ces 2 substances sont naturellement présentes dans les tissus conjonctifs et cartilagineux et assurent la structure et l’élasticité des cartilages, des tendons et de la peau. Malgré leur présence essentielle et naturelle dans l’organisme, il n’en demeure pas moins que, d’après les évaluations de l’Anses, le cas rapporté d’hépatite est très vraisemblablement imputable à la supplémentation en glucosamine et en chondroïtine.

Ainsi, l’agence a émis des recommandations et déconseille l’usage de produits à base de glucosamine et de chondroïtine tel que le GCA 2700, complexe contre les douleurs articulaires, aux :

- personnes diabétiques ou pré-diabétiques, asthmatiques ou traitées par anti-vitamine K.

- personnes présentant une allergie alimentaire aux crustacés ou aux insectes, pour les compléments alimentaires à base de glucosamine.

 - aux personnes dont l’alimentation est contrôlée pour le sodium, le potassium ou le calcium, car ces compléments peuvent en être une source importante.

- aux femmes enceintes ou allaitantes et les enfants, en raison de l’insuffisance des données sur la sécurité de ces produits (notons que cette recommandation s’applique quasiment à tous les compléments alimentaires en vertu du principe de précaution).

De la même façon, certaines plantes laxatives ont fait l’objet d’une évaluation de l’Anses en raison de leurs (trop) fortes propriétés laxatives. Au banc des accusés, on retrouve les plantes riches en hétérosides hydroxyanthracéniques : suc d’aloès, écorce de bourdaine et cascara, racines de rhubarbe de Chine, séné, cassier et nerprun. Elles pourraient être à l’origine d’une irritation du tube digestif et entraîner une perte de sels minéraux.

5 – Ils sont réglementés

Les compléments alimentaires ne remplacent pas une bonne hygiène alimentaire

Non, les laboratoires ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent ! Ils doivent se conformer à de nombreux textes réglementaires français et européens et aussi à des contrôles, certes sûrement moins sévères que pour les médicaments. Toutefois, la dénomination du produit, son étiquetage et sa composition sont soumis à une réglementation stricte. En France, avant de vendre un complément alimentaire, le laboratoire doit aussi effectuer une déclaration de mise sur le marché auprès de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

Cela vaut pour la France. Il faut donc rester vigilant si vous achetez des compléments alimentaires sur des sites internet à l’étranger.


Photo © Daily Nouri sur Unsplash

6 – Ils ne dispensent pas d’une alimentation saine

Ils ne doivent pas être pris pour compenser un manque d’hygiène alimentaire. Ceci inquiète beaucoup le ministère chargé de la Santé qui a mis en place un programme national de nutrition santé, Manger Bouger, pour souligner que la santé se trouvait surtout dans l’assiette. En effet, les compléments, aussi complets et qualitatifs soient-ils, ne remplaceront jamais les aliments dont la palette de nutriments à l’absorption optimale est tout bonnement imbattable.

Date de mise à jour : vendredi 27 décembre 2019 par Alexandre Autrou